Dataviatici
Accueil
France
Région :
Centre-Val de Loire
Département :
Indre-et-Loire
Arrondissemnt :
Chinon
-
Canton :
Château-Renault
Commune :
Villebourg
Villebourg
Informations
Code INSEE
37274
Code Postal
37370
Gentilé
Villebourgeois
🇫🇷
Photos
Administratif
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque en ardoise commémorant la construction du château de Bois. Ancienne châtellenie relevant du château d'Amboise, le château du Bois fut construit au XIVe siècle. Une plaque gravée, placée sur le mur Sud du choeur de la collégiale de Bueil, rappelle la fondation du château en 1380 par Pierre de Bueil et sa femme Marguerite de Chausse. Le château resta la propriété de la famille de Bueil jusqu'au 17e siècle.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868. Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil. Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque en ardoise commémorant la bénédiction de la chapelle Saint-Roch: "Le XI may 1734, a este donnee la benediction de cette chapelle st Roch, par permission de monseir de Rastignac, archevêque de tovrs, adressee Mr Jacqves Martin, doyen de Bueil, laquelle chapelle a este rebastie de neuf par maitre Estienne Rochard, preste chan. de Bueil et chapelain de laditte chapelle."
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Plaque murale, près de la cuve des fonds baptismaux. Le texte en vieux français indique que l'église Saint-Pierre-es-Liens a été conscrée le 1er août 1512.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) L'ensemble est formé de l'église Saint Pierre accolée à la collégiale Saint Michel. Le clocher de l'église est du XVIe siècle. À l'intérieur de la collégiale, on trouve : - les gisants de la famille de Bueil* du XVe siècle (reconstitués), - des fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance, - des peintures murales. La restauration des deux églises a vu la création originale de quatre luminaires contemporains en verre, par les artistes Natacha Mondon & Eric Pierre. Au XIIe siècle, une petite église existait déjà; elle se dressait sur un rocher. Succédant probablement à plusieurs anciens édifices de bois, couverte de petites tuiles plates, elle était construite en pierre. Eclairée par de modestes fenêtres en plein cintre, toujours visibles sur le mur nord de l’édifice, elle occupait l’emplacement de la nef actuelle. Hugues de Vaux, premier seigneur de Bueil connu, «tenait dans sa main» cette église placée sous le vocable de Saint Pierre. Se conformant à la réforme grégorienne, il en fit don, en 1108, à l’abbaye Saint Julien de Tours qui y installa un petit prieuré. Au milieu du XIIIème siècle, les moines transformèrent l’église en un petit monastère dont le prieur était également curé de la paroisse. De cette église primitive subsiste encore sur le mur Nord extérieur 2 petites baies en arc en plein cintre. Jean IV*, Pierre*, Hardoin* et Guillaume*, les quatre frères de Bueil, désirent fixer le lieu de leur sépulture à Bueil. En 1394, ils fondent un chapitre de chanoines réguliers pour garder leurs sépultures, et ordonnent la construction de la collégiale sous le vocable "Saint Michel et Saints Innocents". La collégiale se situe dans le prolongement du choeur de l'église paroissiale*. L'autre partie de l'église fut reconstruite au XVe siècle, la nouvelle nef étant agrandie par un bas-côté sud. L'agrandissement commencé en 1480 fut terminé en 1512 et la consécration eut lieu le 1er août 1512, comme le relate l'inscription qu'on lit sur le mur occidental, qui sert de base au clocher. Le financement de la collégiale fut assuré par les frères Bueil, l'agrandisement de l'église par les paroissiens. Bien qu'approuvée par le pape, la fondation de 1394 n'avait pas été agréée par l'archevêque de Tours, et après quatre-vingts ans d'existence, le chapitre de Bueil fut sécularisé. En 1476, Jean V de Bueil et Martine Turpin de Crissé, sa seconde femme, donnèrent un nouvel acte de fondation, en augmentant les revenus du nouveau chapitre. Cette fondation, avec le consentement de l'archevêque de Tours, Hélie de Bourdeilles, fut confirmée par le pape Sixte IV. Ce chapitre, dont le premier doyen fut Nicole Aubert, docteur en théologie, subsista jusqu'à la Révolution. De 1540 à 1552 est édifié la tour carrée du clocher, en remplacement du clocher de bois. L'architecte de cette tour, d'assez pur style renaissance, est Toussaint Chesneau. On notera les noms de certains intervenants : Jehan Denyau (1509-1510), et Macé Taschereau (1512), maîtres maçons qui travaillent aux chapelles de l'église Saint-Pierre ; Toussaint Chesneau, qui édifie le clocher, vers 1540; Geoffroy Senault, couvreult (1540-1552) ; Jehan Augiers, sculpteur ; Jehan Bellamy, maître fondeur et sainctier, qui fournit, en 1488, des chandeliers de cuivre ; Pierre Crosnier, maître fondeur à Tours, qui a fondu les cloches de Bueil, en 1482. Les peintures murales, située sur le mur séparant la nef du choeur, représentant un décor en trompe-l'oeil, sont caractéristiques du début du XVIIe siècle. Les sculptures polychromes, dans les niches, sont probablement de la même époque (Saint-Pierre en haut au milieu, Saint Roch niche à droite) . La Vierge à l'enfant (à gauche) est probablement du XVe siècle. Au début du XIXe siècle, l'église collégiale est décrite dans un état de "décadance (sic) effrayante". Des travaux de restauration seront entrepris au courant XIXe siècle. La collégiale doit sa célébrité à la représentation sculptée des trois gisant, du XVe siècle, de la famille de Bueil : Pierre de Bueil, Margueritte de la Chaussée son épouse et Jeanne de Montejean première épouse de Jean V de Bueil surnommée «fléau des anglais» pour son rôle dans la guerre de Cent Ans). Un quatrième gisant représente Martine Turpin de Crissé seconde épouse de Jean V. Le marbre est utilisé pour les visages et les mains, la pierre pour le reste du corps. La collégiale possédait les précieuses relique de sainte Apolline, de sainte Marguerite et de saint Marcoult, apportées par les seigneurs de Bueil et qui attiraient les pélerins. Jean IV, seigneur de Bueil. Pierre de Bueil, seigneur du Bois et de la Motte-Sonzay. Hardouin, évêque d'Angers. Guillaume, seigneur de Valeine, de Vaujours et des Brosses. La famille de Bueil se prétendait originaire du village de Boglio (aujourd'hui Beuil), dans le comté de Nice, et se vantait de descendre des anciens rois de Sicile et d'être apparentée aux Grimaldi princes de Monaco. Les Bueil seraient venus en Touraine, vers le XIIIe siècle. En réalité, les Bueil de Touraine n'ont vraisemblablement rien de commun avec les Beuil du pays Niçois, car le village de Bueil n'a pas attendu le XIIIe siècle pour porter ce nom. Les Bueil firent admettre cette légende lors de la révision des titres de noblesse en 1666. L'acte de fondation précise les conditions de construction de la collégiale : "Afin d'accroistre l'église ancienne du dit lieu (Bueil) qui est paroissienne, nous veuillons abattre le chancel (la clôture du choeur) de l'église paroissiale pour y faire un grand autel et un nouveau choeur avec murs et vitres convenables, l'église demeurera paroisiale en la partie ancienne, c'est à savoir la nef".
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant du XVe siècle, de Marguerite de Chausse (de la Chaussé, de la Chausséee, née vers 1375, † après 1443), épouse de Pierre de Bueil, sous un enfeu. Pierre pour le corps et marbre pour la tête et les pieds. Gisant caché à la révolution et redécouvert en 1868. Marguerite de la Chaussée s'est mariée vers 1390, avec Pierre de Bueil, Chambellan du Roi Charles VI, seigneur de la Motte-Souzay, fils puiné de Jean IV seigneur de Bueil. Marguerite de la Chaussée survécut longtemps à son mari et fut inhumée à côté de lui dans l'église collégiale de Bueil. Les petits chiens aux pieds de la statue sont un symbole de fidélité. On retrouve les mêmes petits chiens et le même drapé de la robe aux pieds du gisant de la comtesse de Flandre Marguerite de France, à Saint-Denis (1363).
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Fonts baptismaux de 1521 (cuve de pierre sculptée par Jehan Baron, couvercle de bois sculpté), les rinceaux, volutes, macarons, appartiennent au style de la Renaissance. Aux premiers siècles après Jesus Christ, le baptême se pratiquait par immersion. Le catéchumène descendait dans un bassin, d’environ 1,50m de diamètre, creusé à même le sol: la piscine baptismale. Le terme "fonts baptismaux" est réservé à la cuve de plus petites dimensions posée sur un socle, destinée à contenir ou recevoir l'eau utilisée lors du baptême par infusion. Le rite du baptême par infusion ou aspersion se met en place à partir du XIIe siècle, mais il ne fut réellement pratiqué en France qu'au XVe siècle. Mais l'habitude de dévêtir totalement les jeunes enfants durera et en 1508, une table à "desmailloter et remailloter" est placée près des fonts de Bueil-en-Touraine. L'immersion est encore préconisée et remplacée par trois aspersion uniquement encas de danger pour l'enfant.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Bueil-en-Touraine (Indre-et-Loire) Collégiale Saint-Pierre, Saint-Michel et Saints-Innocents (XIIe, XIVe, XVe, XVIe siècles) Gisant de Martine Turpin de Crissé (†1480). Martine, épouse en 1456 Jean de Bueil, comte de Sancerre, amiral de France, capitaine de Cherbourg, chevalier de Saint-Michel. Jean V de Bueil figure parmi les compagnons de Jeanne d'Arc et fut surnommé le Fléau des Anglais. Il est l'auteur d'un livre intitulé Le Jouvencel (1466), un roman à clef semi-autobiographique relatant ses propres expériences à la fin de la Guerre de Cent Ans. Jean V eut un fils avec Jeanne de Montjean, et deux enfants de son deuxième mariage avec Martine de Crissé. La statue n'appartient pas à la collégiale de Bueil. Elle y fut apportée, vers 1850, du Plessis-Barbe, après la destruction de la chapelle de ce château, propriété de la famille de Bueil du Xe siècle à la fin du XVe. C'est dans cette chapelle que Martine Turpin fut inhumée, vers 1480. Le corps de la statue, revêtu d'une robe simple d'un tissu à grain, retenue par une ceinture, est assurément ancien, peut être de la seconde moitié du XVe siècle. Tout le reste semble plus récent; la tête, les mains, les cheveux tombants, le voile, les pieds, nus contrairement à l'usage, ainsi que la plate-forme sur laquelle ils s'appuient, seraient l'oeuvre d'un restaurateur. La croyance populaire a fait de cette statue une sainte-Madeleine. Le sarcophage, incomplet, a l'apparence d'être plus ancien que la statue; les ogives peu élancées, les personnages qu'elles abritent indiquent une oeuvre de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe. La partie gauche a été restaurée, mais la pierre étant trop tendre, le personnage, refait en 1850, s'est effrité. Les restaurateurs de 1850 on également rajouté des blasons pour ralonger le sarcophage, seulement, ils ont utilisé le blason de Jeanne de Montejean et ,non celui de Martine Turpin. Cette statue que la croyance populaire assimilait à sainte Madeleine présente la trace de pieux grattages sur le coude. La poudre ainsi obtenue est diluée dans de l'eau de boisson et censée soigner toutes sortes de maux physiques ou moraux. Le baldaquin qui abrite la tète de la prétendue sainte Madeleine, est représentatif du XVe siècle. Retrouvé, comme les écussons, parmi d'autres débris, il faisait, très vraisemblablement, partie du tombeau de Jeanne de Montejean. (Voir Bulletin et mémoire de la Société archéologique de Touraine - 1909)
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Previous
Next
Addresse :
3 rue du 14 Juillet
37370 Villebourg
Email :
mairie.villebourg@orange.fr
Téléphone :
02 47 24 44 25
Fax :
02 47 24 44 25
Horaires :
Le Mercredi :
09:00:00 - 10:30:00
Le Mardi :
09:00:00 - 12:00:00
Le Vendredi :
13:15:00 - 16:00:00