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France
Région :
Centre-Val de Loire
Département :
Indre
Arrondissemnt :
Le Blanc
-
Canton :
Saint-Gaultier
Commune :
Lignac
Lignac
Informations
Code INSEE
36094
Code Postal
36370
Gentilé
Lignacois, Lignacoises
🇫🇷
Photos
Administratif
Models of the Castles of the Loire
par Kaschkawalturist~commonswiki
(GPL)
Lignac (Indre) Château-Guillaume. Le château tire son nom de son constructeur. Cerné de douves, bordé par une rivière, l'Allemette, dont le barrage permettait de créer un étang défensif, le châteua est situé aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Le château a été fondé, fin XIe et début XIIe siècle, par Guillaume IX*, comte du Poitou et duc d’Aquitaine, grand-père d’Aliénor d'Aquitaine* qui serait née en ces lieux. Après agrandissement du donjon par le comte Guillaume X, fils du précédent, la demeure passa, par mariage, à la famille de la Trémoille, jusqu'à la Renaissance. Jacqueline de La Trémoille l'apporta par mariage, vers 1526, à Claude Gouffier, duc de Roannais. Le château passa ensuite dans la famille de La Faire, puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la comtesse Robert de Beauchamp. Le donjon rectangulaire remonte au XIe siècle et a été agrandi au XIIIe siècle. L'enceinte et les tours d'angle ont été ajoutées au XIIIe siècle. Le château, démantelé sous Richelieu, a été restauré au XIXe par la comtesse de Beauchamp, ancêtre des propriétaires actuels. Restauré (1879 -1883) par Charles-Henri Cazaux, disciple de Viollet-le-Duc, le château a été complété de créneaux et de mâchicoulis. Les toitures et jointements de pierres ont été restaurés en 1990. Duguesclin aurait bataillé contre les anglais dans les environs du château. Guillaume IX duc d'Aquitaine (ou Guillaume VII comte de Poitiers, où il nait le 22 octobre 1071) est surnommé depuis le XIXe siècle le" Troubadour". Poète de langue d'OC, ses sujets principaux sont les femmes, l'amour, et même l'amour entre hommes. Les Italiens l’ont appelé "trovatore bifronte", car il maniait plusieurs registres : courtois, obscène, tragique, burlesque,et narratif. Guillaume IX est à la fois riche et rustre. Il se vautre dans les plaisirs, et s’empare des terres de son voisin parti en croisade. Il se croisera aussi, en 1101, avec 30 000 hommes dont tous meurent. Après un peu plus d'une année passée en Orient, la plupart du temps à se battre sans succès contre les Turcs, il rentre de croisade en 1102 et recommence sa vie de plaisirs et de vols, jusqu'à être excommunié par l'évêque de Poitiers. Sa femme, Ermangarde d’Anjou, obtiendra le divorce, et après un remariage raté, se retirera à Fontevrault. Fontevrault verra bientôt Philippa de Toulouse, la seconde femme de Guillaume, arriver (Au nom de sa femme, Guillaume revendiquera le comté de Toulouse qu'il occupera de 1113 à 1119. Il pillera les biens d'église pour financer sa campagne.). Puis, il épousera la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault, qu'il nomme la Maubergeonne (la Dangereuse). En 1110, au cours d'une guerre entre le nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune et Guillaume IX de Poitiers. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve est établie entre les belligérants. (Il y eu plusieurs bataille à Taillebourg: Taillebourg est un lieu de passage stratégique entre le nord de la France et le sud, par le pont construit sur la Charente.) A la fin de sa vie, allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice, il participe avec 600 lances, à la reconquête du royaume de Valence sur les Almovarides, remportant la bataille de Cutanda le 17 juin 1120. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier. Mais Guillaume IX de Poitiers marque surtout l'histoire comme un homme de lettres. Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin amor). Guillaume IX est troubadour et définit les règles du trobar (poème chanté). Seulement onze pièces et des chansons nous sont parvenues. Guillaume en fin de vie se consacre à la religion et meurt en février 1127. Extrait en langue d'Oc: Amig' ai ieu, no sai qui s'es, Qu'anc non la vi, si m'ajut fes; Ni'm fes que'm plassa ni que.m pes, Ni no m'en cau, Qu'anc non ac Norman ni Frances Dins mon ostau. Anc non la vi et am la fort, Anc no n'aic dreyt ni no'm fes tort; Quan non la vey, be m'en deport, No'm pretz un jau, Qu'ie'n gensor e bellazor, E que mais vau. Traduction en français (Mémoire de master -Université de Strasbourg - Alexander KIRIYATSKIY). J'ai une amie, sais-je qui c'est? Je ne la vis pas, la foi liée;, N'a rien qui plaît à me peser À faire une chose_chaude, Ni en normand ni en français Dans ma maison_hôte. Je ne la vis jamais, j’aime fort, Je n’ai ni droit, je n’ai ni tort, Je ne vois, m'en réjouis encore Que soit un coq_du Mon grand amour beauté trésor, Je fais ton vaut_plus. * Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204), fille aînée de Guillaume X d'aquitaine, sera couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges. Elle hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne. La même année, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. Elle est reine. En 1147, Aliénor prend part avec son mari, à la deuxième croisade. Croisade au cours de laquelle on soupçonne la belle Aliénor d'infidélité et de ne pas avoir été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confié). De retour en France, Aliénor obtient le divorce sous le prétexte d'une parenté trop proche avec Louis VII. Louis VII se remariera, et sa seconde femme lui donnera le futur Philippe Auguste. De son côté, Aliénor épousera Henri Plantagenêt, qui deviendra Henri II, et deviendra ainsi reine d'Angleterre. Elle sera donc successivement reine de France et reine d'Angleterre. Deux de ses fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, deviendront eux même rois d'Angleterre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Lignac (Indre) Château-Guillaume. Le château tire son nom de son constructeur. Cerné de douves, bordé par une rivière, l'Allemette, dont le barrage permettait de créer un étang défensif, le châteua est situé aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Le château a été fondé, fin XIe et début XIIe siècle, par Guillaume IX*, comte du Poitou et duc d’Aquitaine, grand-père d’Aliénor d'Aquitaine* qui serait née en ces lieux. Après agrandissement du donjon par le comte Guillaume X, fils du précédent, la demeure passa, par mariage, à la famille de la Trémoille, jusqu'à la Renaissance. Jacqueline de La Trémoille l'apporta par mariage, vers 1526, à Claude Gouffier, duc de Roannais. Le château passa ensuite dans la famille de La Faire, puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la comtesse Robert de Beauchamp. Le donjon rectangulaire remonte au XIe siècle et a été agrandi au XIIIe siècle. L'enceinte et les tours d'angle ont été ajoutées au XIIIe siècle. Le château, démantelé sous Richelieu, a été restauré au XIXe par la comtesse de Beauchamp, ancêtre des propriétaires actuels. Restauré (1879 -1883) par Charles-Henri Cazaux, disciple de Viollet-le-Duc, le château a été complété de créneaux et de mâchicoulis. Les toitures et jointements de pierres ont été restaurés en 1990. Duguesclin aurait bataillé contre les anglais dans les environs du château. Guillaume IX duc d'Aquitaine (ou Guillaume VII comte de Poitiers, où il nait le 22 octobre 1071) est surnommé depuis le XIXe siècle le" Troubadour". Poète de langue d'OC, ses sujets principaux sont les femmes, l'amour, et même l'amour entre hommes. Les Italiens l’ont appelé "trovatore bifronte", car il maniait plusieurs registres : courtois, obscène, tragique, burlesque,et narratif. Guillaume IX est à la fois riche et rustre. Il se vautre dans les plaisirs, et s’empare des terres de son voisin parti en croisade. Il se croisera aussi, en 1101, avec 30 000 hommes dont tous meurent. Après un peu plus d'une année passée en Orient, la plupart du temps à se battre sans succès contre les Turcs, il rentre de croisade en 1102 et recommence sa vie de plaisirs et de vols, jusqu'à être excommunié par l'évêque de Poitiers. Sa femme, Ermangarde d’Anjou, obtiendra le divorce, et après un remariage raté, se retirera à Fontevrault. Fontevrault verra bientôt Philippa de Toulouse, la seconde femme de Guillaume, arriver (Au nom de sa femme, Guillaume revendiquera le comté de Toulouse qu'il occupera de 1113 à 1119. Il pillera les biens d'église pour financer sa campagne.). Puis, il épousera la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault, qu'il nomme la Maubergeonne (la Dangereuse). En 1110, au cours d'une guerre entre le nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune et Guillaume IX de Poitiers. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve est établie entre les belligérants. (Il y eu plusieurs bataille à Taillebourg: Taillebourg est un lieu de passage stratégique entre le nord de la France et le sud, par le pont construit sur la Charente.) A la fin de sa vie, allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice, il participe avec 600 lances, à la reconquête du royaume de Valence sur les Almovarides, remportant la bataille de Cutanda le 17 juin 1120. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier. Mais Guillaume IX de Poitiers marque surtout l'histoire comme un homme de lettres. Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin amor). Guillaume IX est troubadour et définit les règles du trobar (poème chanté). Seulement onze pièces et des chansons nous sont parvenues. Guillaume en fin de vie se consacre à la religion et meurt en février 1127. Extrait en langue d'Oc: Amig' ai ieu, no sai qui s'es, Qu'anc non la vi, si m'ajut fes; Ni'm fes que'm plassa ni que.m pes, Ni no m'en cau, Qu'anc non ac Norman ni Frances Dins mon ostau. Anc non la vi et am la fort, Anc no n'aic dreyt ni no'm fes tort; Quan non la vey, be m'en deport, No'm pretz un jau, Qu'ie'n gensor e bellazor, E que mais vau. Traduction en français (Mémoire de master -Université de Strasbourg - Alexander KIRIYATSKIY). J'ai une amie, sais-je qui c'est? Je ne la vis pas, la foi liée;, N'a rien qui plaît à me peser À faire une chose_chaude, Ni en normand ni en français Dans ma maison_hôte. Je ne la vis jamais, j’aime fort, Je n’ai ni droit, je n’ai ni tort, Je ne vois, m'en réjouis encore Que soit un coq_du Mon grand amour beauté trésor, Je fais ton vaut_plus. * Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204), fille aînée de Guillaume X d'aquitaine, sera couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges. Elle hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne. La même année, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. Elle est reine. En 1147, Aliénor prend part avec son mari, à la deuxième croisade. Croisade au cours de laquelle on soupçonne la belle Aliénor d'infidélité et de ne pas avoir été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confié). De retour en France, Aliénor obtient le divorce sous le prétexte d'une parenté trop proche avec Louis VII. Louis VII se remariera, et sa seconde femme lui donnera le futur Philippe Auguste. De son côté, Aliénor épousera Henri Plantagenêt, qui deviendra Henri II, et deviendra ainsi reine d'Angleterre. Elle sera donc successivement reine de France et reine d'Angleterre. Deux de ses fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, deviendront eux même rois d'Angleterre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Lignac (Indre) Château-Guillaume. Le château tire son nom de son constructeur. Cerné de douves, bordé par une rivière, l'Allemette, dont le barrage permettait de créer un étang défensif, le châteua est situé aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Le château a été fondé, fin XIe et début XIIe siècle, par Guillaume IX*, comte du Poitou et duc d’Aquitaine, grand-père d’Aliénor d'Aquitaine* qui serait née en ces lieux. Après agrandissement du donjon par le comte Guillaume X, fils du précédent, la demeure passa, par mariage, à la famille de la Trémoille, jusqu'à la Renaissance. Jacqueline de La Trémoille l'apporta par mariage, vers 1526, à Claude Gouffier, duc de Roannais. Le château passa ensuite dans la famille de La Faire, puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la comtesse Robert de Beauchamp. Le donjon rectangulaire remonte au XIe siècle et a été agrandi au XIIIe siècle. L'enceinte et les tours d'angle ont été ajoutées au XIIIe siècle. Le château, démantelé sous Richelieu, a été restauré au XIXe par la comtesse de Beauchamp, ancêtre des propriétaires actuels. Restauré (1879 -1883) par Charles-Henri Cazaux, disciple de Viollet-le-Duc, le château a été complété de créneaux et de mâchicoulis. Les toitures et jointements de pierres ont été restaurés en 1990. Duguesclin aurait bataillé contre les anglais dans les environs du château. Guillaume IX duc d'Aquitaine (ou Guillaume VII comte de Poitiers, où il nait le 22 octobre 1071) est surnommé depuis le XIXe siècle le" Troubadour". Poète de langue d'OC, ses sujets principaux sont les femmes, l'amour, et même l'amour entre hommes. Les Italiens l’ont appelé "trovatore bifronte", car il maniait plusieurs registres : courtois, obscène, tragique, burlesque,et narratif. Guillaume IX est à la fois riche et rustre. Il se vautre dans les plaisirs, et s’empare des terres de son voisin parti en croisade. Il se croisera aussi, en 1101, avec 30 000 hommes dont tous meurent. Après un peu plus d'une année passée en Orient, la plupart du temps à se battre sans succès contre les Turcs, il rentre de croisade en 1102 et recommence sa vie de plaisirs et de vols, jusqu'à être excommunié par l'évêque de Poitiers. Sa femme, Ermangarde d’Anjou, obtiendra le divorce, et après un remariage raté, se retirera à Fontevrault. Fontevrault verra bientôt Philippa de Toulouse, la seconde femme de Guillaume, arriver (Au nom de sa femme, Guillaume revendiquera le comté de Toulouse qu'il occupera de 1113 à 1119. Il pillera les biens d'église pour financer sa campagne.). Puis, il épousera la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault, qu'il nomme la Maubergeonne (la Dangereuse). En 1110, au cours d'une guerre entre le nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune et Guillaume IX de Poitiers. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve est établie entre les belligérants. (Il y eu plusieurs bataille à Taillebourg: Taillebourg est un lieu de passage stratégique entre le nord de la France et le sud, par le pont construit sur la Charente.) A la fin de sa vie, allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice, il participe avec 600 lances, à la reconquête du royaume de Valence sur les Almovarides, remportant la bataille de Cutanda le 17 juin 1120. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier. Mais Guillaume IX de Poitiers marque surtout l'histoire comme un homme de lettres. Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin amor). Guillaume IX est troubadour et définit les règles du trobar (poème chanté). Seulement onze pièces et des chansons nous sont parvenues. Guillaume en fin de vie se consacre à la religion et meurt en février 1127. Extrait en langue d'Oc: Amig' ai ieu, no sai qui s'es, Qu'anc non la vi, si m'ajut fes; Ni'm fes que'm plassa ni que.m pes, Ni no m'en cau, Qu'anc non ac Norman ni Frances Dins mon ostau. Anc non la vi et am la fort, Anc no n'aic dreyt ni no'm fes tort; Quan non la vey, be m'en deport, No'm pretz un jau, Qu'ie'n gensor e bellazor, E que mais vau. Traduction en français (Mémoire de master -Université de Strasbourg - Alexander KIRIYATSKIY). J'ai une amie, sais-je qui c'est? Je ne la vis pas, la foi liée;, N'a rien qui plaît à me peser À faire une chose_chaude, Ni en normand ni en français Dans ma maison_hôte. Je ne la vis jamais, j’aime fort, Je n’ai ni droit, je n’ai ni tort, Je ne vois, m'en réjouis encore Que soit un coq_du Mon grand amour beauté trésor, Je fais ton vaut_plus. * Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204), fille aînée de Guillaume X d'aquitaine, sera couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges. Elle hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne. La même année, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. Elle est reine. En 1147, Aliénor prend part avec son mari, à la deuxième croisade. Croisade au cours de laquelle on soupçonne la belle Aliénor d'infidélité et de ne pas avoir été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confié). De retour en France, Aliénor obtient le divorce sous le prétexte d'une parenté trop proche avec Louis VII. Louis VII se remariera, et sa seconde femme lui donnera le futur Philippe Auguste. De son côté, Aliénor épousera Henri Plantagenêt, qui deviendra Henri II, et deviendra ainsi reine d'Angleterre. Elle sera donc successivement reine de France et reine d'Angleterre. Deux de ses fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, deviendront eux même rois d'Angleterre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Lignac (Indre) Château-Guillaume. Le château tire son nom de son constructeur. Cerné de douves, bordé par une rivière, l'Allemette, dont le barrage permettait de créer un étang défensif, le châteua est situé aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Le château a été fondé, fin XIe et début XIIe siècle, par Guillaume IX*, comte du Poitou et duc d’Aquitaine, grand-père d’Aliénor d'Aquitaine* qui serait née en ces lieux. Après agrandissement du donjon par le comte Guillaume X, fils du précédent, la demeure passa, par mariage, à la famille de la Trémoille, jusqu'à la Renaissance. Jacqueline de La Trémoille l'apporta par mariage, vers 1526, à Claude Gouffier, duc de Roannais. Le château passa ensuite dans la famille de La Faire, puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la comtesse Robert de Beauchamp. Le donjon rectangulaire remonte au XIe siècle et a été agrandi au XIIIe siècle. L'enceinte et les tours d'angle ont été ajoutées au XIIIe siècle. Le château, démantelé sous Richelieu, a été restauré au XIXe par la comtesse de Beauchamp, ancêtre des propriétaires actuels. Restauré (1879 -1883) par Charles-Henri Cazaux, disciple de Viollet-le-Duc, le château a été complété de créneaux et de mâchicoulis. Les toitures et jointements de pierres ont été restaurés en 1990. Duguesclin aurait bataillé contre les anglais dans les environs du château. Guillaume IX duc d'Aquitaine (ou Guillaume VII comte de Poitiers, où il nait le 22 octobre 1071) est surnommé depuis le XIXe siècle le" Troubadour". Poète de langue d'OC, ses sujets principaux sont les femmes, l'amour, et même l'amour entre hommes. Les Italiens l’ont appelé "trovatore bifronte", car il maniait plusieurs registres : courtois, obscène, tragique, burlesque,et narratif. Guillaume IX est à la fois riche et rustre. Il se vautre dans les plaisirs, et s’empare des terres de son voisin parti en croisade. Il se croisera aussi, en 1101, avec 30 000 hommes dont tous meurent. Après un peu plus d'une année passée en Orient, la plupart du temps à se battre sans succès contre les Turcs, il rentre de croisade en 1102 et recommence sa vie de plaisirs et de vols, jusqu'à être excommunié par l'évêque de Poitiers. Sa femme, Ermangarde d’Anjou, obtiendra le divorce, et après un remariage raté, se retirera à Fontevrault. Fontevrault verra bientôt Philippa de Toulouse, la seconde femme de Guillaume, arriver (Au nom de sa femme, Guillaume revendiquera le comté de Toulouse qu'il occupera de 1113 à 1119. Il pillera les biens d'église pour financer sa campagne.). Puis, il épousera la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault, qu'il nomme la Maubergeonne (la Dangereuse). En 1110, au cours d'une guerre entre le nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune et Guillaume IX de Poitiers. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve est établie entre les belligérants. (Il y eu plusieurs bataille à Taillebourg: Taillebourg est un lieu de passage stratégique entre le nord de la France et le sud, par le pont construit sur la Charente.) A la fin de sa vie, allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice, il participe avec 600 lances, à la reconquête du royaume de Valence sur les Almovarides, remportant la bataille de Cutanda le 17 juin 1120. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier. Mais Guillaume IX de Poitiers marque surtout l'histoire comme un homme de lettres. Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin amor). Guillaume IX est troubadour et définit les règles du trobar (poème chanté). Seulement onze pièces et des chansons nous sont parvenues. Guillaume en fin de vie se consacre à la religion et meurt en février 1127. Extrait en langue d'Oc: Amig' ai ieu, no sai qui s'es, Qu'anc non la vi, si m'ajut fes; Ni'm fes que'm plassa ni que.m pes, Ni no m'en cau, Qu'anc non ac Norman ni Frances Dins mon ostau. Anc non la vi et am la fort, Anc no n'aic dreyt ni no'm fes tort; Quan non la vey, be m'en deport, No'm pretz un jau, Qu'ie'n gensor e bellazor, E que mais vau. Traduction en français (Mémoire de master -Université de Strasbourg - Alexander KIRIYATSKIY). J'ai une amie, sais-je qui c'est? Je ne la vis pas, la foi liée;, N'a rien qui plaît à me peser À faire une chose_chaude, Ni en normand ni en français Dans ma maison_hôte. Je ne la vis jamais, j’aime fort, Je n’ai ni droit, je n’ai ni tort, Je ne vois, m'en réjouis encore Que soit un coq_du Mon grand amour beauté trésor, Je fais ton vaut_plus. * Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204), fille aînée de Guillaume X d'aquitaine, sera couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges. Elle hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne. La même année, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. Elle est reine. En 1147, Aliénor prend part avec son mari, à la deuxième croisade. Croisade au cours de laquelle on soupçonne la belle Aliénor d'infidélité et de ne pas avoir été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confié). De retour en France, Aliénor obtient le divorce sous le prétexte d'une parenté trop proche avec Louis VII. Louis VII se remariera, et sa seconde femme lui donnera le futur Philippe Auguste. De son côté, Aliénor épousera Henri Plantagenêt, qui deviendra Henri II, et deviendra ainsi reine d'Angleterre. Elle sera donc successivement reine de France et reine d'Angleterre. Deux de ses fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, deviendront eux même rois d'Angleterre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Lignac (Indre). Statue de Jeanne d'Arc érigée en souvenir de la Vicomtesse Maurice de Beauchamp, née Valérie Turquet de la Boisserie, le 28 février 1867, et mariée le 22 novembre 1886. Elle fut une des nombreuses victimes de l'incendie du Bazar de la Charité*, 15 rue Jean Goujon à Paris, le 4 mai 1897. Le Bazar de la Charité est une vente de bienfaisance à l'initiative du financier Henri Blount. Le principe en était de vendre des objets, au profit des plus démunis. Le baron de Mackau présidait la vente. La vente à lieu dans un hangar en bois sur un terrain rue Jean Goujon (15 et 17), prêté par le banquier Michel Heine. En sus de la vente, le Bazar propose une attraction cinématographique où l'on pourra voir les images animées des frères Lumière : "La Sortie de l'usine Lumière à Lyon", "L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat" et "L'Arroseur arrosé". Le 4 mai 1897, vers 16 h 20, la lanterne de projection qui fonctionne à l'éther s'enflamme. La cabine du cinématographe prend feu et l'incendie se propage à grande vitesse par les tentures destinées à faire le noir dans la salle. Les deux seules issues étroites, en haut de trois marches, débouchent sur un salon-vestibule dont les battants, s’ouvrent vers l’intérieur. L'ensemble de la construction se transforme en piège de feu. En un quart d'heure tout est consumé. De nombreuses personnes parviendront à s'échapper, mais le bilan restera lourd : 126 morts et de nombreux blessés. Le Tout-Paris est saisi d’effroi devant le nombre et la notoriété des victimes. On en oublie les religieuses et gens d’origine modeste qui périrent dans l’incendie, souvent en héros. En effet, les quelques sauveteurs à se distinguer se révèlent être des palefreniers, cuisiniers, plombiers ou charretiers qui passaient par là. (Le Petit journal. Supplément du dimanche, 16 mai 1897) Mais l’opinion retient surtout la mort de Sophie-Charlotte, duchesse d’Alençon et sœur de Sissi. On mettra en cause le cinématographe, au point d'ailleurs que les projections sont officiellement interdites et que le public devient hostile au "7ème art". Enfin, on remarquera que le nombre de victimes est fort différent selon qu'il s'agit des hommes ou des femmes: sur une liste nominative de 124 victimes, 118 sont des femmes. C’est une journaliste de l'Echo de Paris (14 mai), Séverine, qui posera la dérangeante question : " Qu’ont fait les hommes ? " (Dans l'article, elle précisera la question : On devrait plutôt dire: "Qu'ont fait les Messieurs?") . Et la réponse de Séverine est claire : « parmi ces hommes (ils étaient environ deux cents), on en cite deux qui furent admirables et jusqu’à dix en tout qui firent leur devoir. Le reste détala, non seulement ne sauvant personne, mais encore se frayant un passage dans la chair féminine, à coups de pieds, à coups de poings, à coups de talons, à coups de canne». Le journal Le Matin rapportera de son côté : « les femmes ont brûlé comme des brebis dans la bergerie, toutes serrées les unes contre les autres… Quant aux hommes, je préférerais n’en pas parler : ils ont été au-dessous de tout. Et, cependant, une vingtaine d’hommes de résolution et de sang-froid auraient pu conjurer le désastre. La plupart ont pris la fuite, et qui sait si ce n’est pas eux qui ont foulé aux pieds les malheureuses femmes qu’on a retrouvées, écrasées, aux portes des sorties ? " Une religieuse racontera (L'Echo de Paris 14 mai): « Des messieurs m’ont jetée à terre, foulée aux pieds. Ils abattaient des dames à coups de poings, pour fuir plus vite. C’est une jeune-fille qui m’a sauvée ». Et l’article de Séverine de conclure : « l’on a trouvé sur le terrain, parmi les pièces à conviction, des cannes auxquelles adhèrent, par du sang coagulé, des cheveux, de longs cheveux de femmes… ». Le baron Mackau, organisateur de l’événement, qui fait parti des survivants recevra le lendemain du drame un courrier du père d’une victime, anéanti de douleur, lui déclarant : « Je regrette, monsieur, qu’en qualité d’ancien officier de marine, je sois obligé de vous rappeler que le commandant doit quitter son bord le dernier ». On précisera quand même que l'habillement des femmes, imposantes robes bouffantes imprégnées de glycérine pour gagner en volume, jupons, cols de dentelles, satin et organdi, ne favorisaient pas celles-ci. Dans "Mon journal" (1892 - 1917), Léon Bloy verra dans l'incendie meurtrier une punition divine: "Tant que le Nonce du Pape n'avait pas donné sa bénédiction aux belles toilettes, les délicates et voluptueuses carcasses que couvraient ces belles toilettes ne pouvaient pas prendre la forme noire et horribles de leurs âmes. Jusqu'à ce moment, il n'y avait aucun danger. Mais la bénédiction, la Bénédiction, indiciblement sacrilège de celui qui représentait le Vicaire de Jésus-Christ et par conséquent Jésus-Christ lui-même, a été où elle va toujours, c'est-à-dire au FEU, qui est l'habitacle rugissant et vagabond de l'Esprit-Saint. Alors, immédiatement, le Feu a été déchaîné, et TOUT EST RENTRE DANS L'ORDRE." (abu.cnam.fr/cgi-bin/go?journbloy1,464,483) On peut lire le bel article : savoirsdhistoire.wordpress.com/2015/10/04/quand-la-charit... Ainsi que l'article de Séverine : gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k801449x/f1.item.zoom
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Lignac (Indre) Château-Guillaume. Le château tire son nom de son constructeur. Cerné de douves, bordé par une rivière, l'Allemette, dont le barrage permettait de créer un étang défensif, le châteua est situé aux confins du Berry, du Poitou et du Limousin. Le château a été fondé, fin XIe et début XIIe siècle, par Guillaume IX*, comte du Poitou et duc d’Aquitaine, grand-père d’Aliénor d'Aquitaine* qui serait née en ces lieux. Après agrandissement du donjon par le comte Guillaume X, fils du précédent, la demeure passa, par mariage, à la famille de la Trémoille, jusqu'à la Renaissance. Jacqueline de La Trémoille l'apporta par mariage, vers 1526, à Claude Gouffier, duc de Roannais. Le château passa ensuite dans la famille de La Faire, puis, dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la comtesse Robert de Beauchamp. Le donjon rectangulaire remonte au XIe siècle et a été agrandi au XIIIe siècle. L'enceinte et les tours d'angle ont été ajoutées au XIIIe siècle. Le château, démantelé sous Richelieu, a été restauré au XIXe par la comtesse de Beauchamp, ancêtre des propriétaires actuels. Restauré (1879 -1883) par Charles-Henri Cazaux, disciple de Viollet-le-Duc, le château a été complété de créneaux et de mâchicoulis. Les toitures et jointements de pierres ont été restaurés en 1990. Duguesclin aurait bataillé contre les anglais dans les environs du château. Guillaume IX duc d'Aquitaine (ou Guillaume VII comte de Poitiers, où il nait le 22 octobre 1071) est surnommé depuis le XIXe siècle le" Troubadour". Poète de langue d'OC, ses sujets principaux sont les femmes, l'amour, et même l'amour entre hommes. Les Italiens l’ont appelé "trovatore bifronte", car il maniait plusieurs registres : courtois, obscène, tragique, burlesque,et narratif. Guillaume IX est à la fois riche et rustre. Il se vautre dans les plaisirs, et s’empare des terres de son voisin parti en croisade. Il se croisera aussi, en 1101, avec 30 000 hommes dont tous meurent. Après un peu plus d'une année passée en Orient, la plupart du temps à se battre sans succès contre les Turcs, il rentre de croisade en 1102 et recommence sa vie de plaisirs et de vols, jusqu'à être excommunié par l'évêque de Poitiers. Sa femme, Ermangarde d’Anjou, obtiendra le divorce, et après un remariage raté, se retirera à Fontevrault. Fontevrault verra bientôt Philippa de Toulouse, la seconde femme de Guillaume, arriver (Au nom de sa femme, Guillaume revendiquera le comté de Toulouse qu'il occupera de 1113 à 1119. Il pillera les biens d'église pour financer sa campagne.). Puis, il épousera la femme de son vassal, le vicomte de Châtellerault, qu'il nomme la Maubergeonne (la Dangereuse). En 1110, au cours d'une guerre entre le nouveau Comte d'Anjou Foulques V le Jeune et Guillaume IX de Poitiers. Guillaume est blessé devant Taillebourg et une treve est établie entre les belligérants. (Il y eu plusieurs bataille à Taillebourg: Taillebourg est un lieu de passage stratégique entre le nord de la France et le sud, par le pont construit sur la Charente.) A la fin de sa vie, allié au roi de Castille et León, Alphonse le Batailleur, qui a épousé sa sœur Béatrice, il participe avec 600 lances, à la reconquête du royaume de Valence sur les Almovarides, remportant la bataille de Cutanda le 17 juin 1120. À la bataille de Cutanda, il aurait combattu avec le corps de sa maîtresse peint sur son bouclier. Mais Guillaume IX de Poitiers marque surtout l'histoire comme un homme de lettres. Considéré comme un des précurseurs de l'amour courtois (fin amor). Guillaume IX est troubadour et définit les règles du trobar (poème chanté). Seulement onze pièces et des chansons nous sont parvenues. Guillaume en fin de vie se consacre à la religion et meurt en février 1127. Extrait en langue d'Oc: Amig' ai ieu, no sai qui s'es, Qu'anc non la vi, si m'ajut fes; Ni'm fes que'm plassa ni que.m pes, Ni no m'en cau, Qu'anc non ac Norman ni Frances Dins mon ostau. Anc non la vi et am la fort, Anc no n'aic dreyt ni no'm fes tort; Quan non la vey, be m'en deport, No'm pretz un jau, Qu'ie'n gensor e bellazor, E que mais vau. Traduction en français (Mémoire de master -Université de Strasbourg - Alexander KIRIYATSKIY). J'ai une amie, sais-je qui c'est? Je ne la vis pas, la foi liée;, N'a rien qui plaît à me peser À faire une chose_chaude, Ni en normand ni en français Dans ma maison_hôte. Je ne la vis jamais, j’aime fort, Je n’ai ni droit, je n’ai ni tort, Je ne vois, m'en réjouis encore Que soit un coq_du Mon grand amour beauté trésor, Je fais ton vaut_plus. * Aliénor d'Aquitaine (1120 - 1204), fille aînée de Guillaume X d'aquitaine, sera couronnée reine des Francs à Noël 1137 à Bourges. Elle hérite vers 15 ans, en 1137, du comté de Poitiers et des duchés d'Aquitaine et de Gascogne. La même année, elle épouse l'héritier de la couronne de France, Louis le Jeune (17 ans). Quelques jours après le mariage, son beau-père Louis VI le Gros décède. Elle est reine. En 1147, Aliénor prend part avec son mari, à la deuxième croisade. Croisade au cours de laquelle on soupçonne la belle Aliénor d'infidélité et de ne pas avoir été indifférente à quelques seigneurs moins tristes que mari («J'ai cru épouser un homme, non un moine», aurait-elle confié). De retour en France, Aliénor obtient le divorce sous le prétexte d'une parenté trop proche avec Louis VII. Louis VII se remariera, et sa seconde femme lui donnera le futur Philippe Auguste. De son côté, Aliénor épousera Henri Plantagenêt, qui deviendra Henri II, et deviendra ainsi reine d'Angleterre. Elle sera donc successivement reine de France et reine d'Angleterre. Deux de ses fils, Richard Coeur de Lion et Jean sans Terre, deviendront eux même rois d'Angleterre.
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Boischaut Sud : Les cultures à proximité du lieu-dit Aiguefoux, à Lignac (36).
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Boischaut Sud : Les cultures à proximité de l'étang de la Roche Chevreux, à Lignac (36).
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