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France
Région :
Centre-Val de Loire
Département :
Indre
Arrondissemnt :
Châteauroux
-
Canton :
Valençay
Commune :
Luçay-le-Mâle
Luçay-le-Mâle
Informations
Code INSEE
36103
Code Postal
36360
Gentilé
Lucéens
🇫🇷
Photos
Administratif
Luçay-le-Mâle (Indre). Le château. Construit sur un promontoire, le château a été édifié aux XIIIe et XIVe siècles et arrangé et agrandi à la Renaissance. Le premier seigneur connu, vers la fin du XIIe siècle, serait un Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor. Un Bouchard de Palluau , troisième du nom , seigneur de Montrésor, de Luçay-le-Mal et de la Motthe, aurait donné, en 1310, dix livres de rente à l'abbaye de Villeloin, où il eut sa sépulture. Vers la fin du XIVème siècle, Jean de Palluau étant mort jeune et sans enfants, la seignerie passa par héritage à un cousin germain, Jean de Châteauneuf qui était écuyer. A la fin du 15e siècle, Antoine de Châteauneuf, seigneur de Luçay, de Gargilesse, de Géé, de Boismortier et des Moulins, après un premier mariage sans enfant, se marie en secondes noces, le 5 avril 1494, avec Anne de Menou qui lui donnera une fille unique, Antoinette de Châteauneuf. Celle-ci se marira avec Jean de Rochefort seigneur de Pleuveaut ou Pluvault, lui apportant son héritage. Le mariage aurait eu lieu à Blois le 1er juillet 1518. La dynastie des Rochefort, quoique originaire de Bourgogne, s'est établie pendant près de deux siècle en Berry, elle a possédé les Terres et Seigneuries de Gargilesse, Ville-Dieu, la Creusette, Luçay, Coulanges, Marueil, Saint-Ambrois-sur-Arnon, et autres (Histoire de Berry - Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière - 1689) Le dernier Rochefort seigneur de Luçay fut François Rochefort, comte de Rochefort et de Luçay. Il épousa, en 1704, Louise de Beauvau, fille héritière de Jacques-Louis, seigneur de la Brosse, de Theniou, et de Lormet et de Madeleine Monot-de-Manay. Ayant dilapidé sa fortune, il du vendre Luçay à Antoine (de) Chaumont, en 1728. Antoine Chaumont (ou son fils) revendit Luçay le 25/03/1766 à Philippe-Charles Legendre-de-Villemorien, baron, notaire à Paris, directeur général des postes aux chevaux.Il mourut en 1789 et son fils hérita du domaine et prit le nom de Jean-Baptiste Charles Legendre-de-Luçay*. Le fils adjoignit la seigneurie de Veuil et de Valençay à celle de Luçay, pour revendre le tout à Talleyrand en 1803. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Villemorien, naît en 1754 d'une famille noble originaire du Lyonnais, mais établie dans la capitale. Son père, Philippe-Charles Le Gendre de Villemorien (1717-1789),fut conseiller au Parlement de Paris, puis administrateur général des Postes et enfin fermier général. Cette charge lucrative permet à ce dernier d’acheter, Valençay et Luçay-le-Mâle, dont il fait prendre le nom à son fils. À la mort de son père en avril 1789, Jean reprend la charge de fermier général mais passe davantage son temps dans sa terre qu'à Paris. Il dirige les forges de Luçay dont il accroît l'importance. Cinq cents ouvriers y travaillent. Lors de la Terreur, Jean-Baptiste Charles de Luçay est arrêté et conduit à Châtillon. Il trouve le moyen de s'enfuir. On prend donc son épouse pour remplacer son époux dans la prison de Châtillon, et, on donne trois jours au mari pour se livrer. Celui-ci se rend à la prison de Châtillon pour prendre la place de sa femme. Le Comité de Salut public finira par le relâcher compte tenu de sa position de maître de forges, et ses biens lui seront rendus. Par la suite, Jean-Baptiste Charles de Luçay sera nommé par Bonaparte, lors de la réorganisation des départements, préfet du Cher le 3 mars 1800. Il quitte son poste préfectoral, un an plus tard, , pour devenir un des quatre préfets du palais consulaire, charge qui vient d’être créée pour superviser un certain nombre d’établissements administratifs. C'est dans ce cadre qu'il sera surintendant de l’Opéra. En 1803, Luçay, à court d'argent, vend à Talleyrand, pour 1,6 million de francs, son domaine de 12 000 hectares, répartis sur 23 communes. Bonaparte contribua à l'achat au motif que : «Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants...» En remplacement, le comte de Luçay cherche une terre plus proche de Paris. Suite de l’amiral Bruix, le 18 mars 1805, laisse libres le parc et le château de Saint-Gratien. M. de Luçay acquiert la propriété et s’y installe avec sa famille. Il deviendra maire de la commune. Il reçoit la Légion d'honneur dès sa création. Devenu comte héréditaire par décret du 3 décembre 1809, Luçay préside le collège électoral du Cher d’octobre 1804 à mai 1810, avant de siéger à celui de Seine-et-Oise de 1810 à 1816. Il les exercera ses fonctions de premier préfet du palais pendant les Cent-Jours, puis, le couple de Luçay se retire de la vie publique, à Paris, dans l'Hôtel familial de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et à Saint-Gratien.. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Luçay meurt à Paris le Ier novembre 1836 et est enterré au cimetière de Montmartre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Luçay-le-Mâle (Indre). Le château. Construit sur un promontoire, le château a été édifié aux XIIIe et XIVe siècles et arrangé et agrandi à la Renaissance. Le premier seigneur connu, vers la fin du XIIe siècle, serait un Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor. Un Bouchard de Palluau , troisième du nom , seigneur de Montrésor, de Luçay-le-Mal et de la Motthe, aurait donné, en 1310, dix livres de rente à l'abbaye de Villeloin, où il eut sa sépulture. Vers la fin du XIVème siècle, Jean de Palluau étant mort jeune et sans enfants, la seignerie passa par héritage à un cousin germain, Jean de Châteauneuf qui était écuyer. A la fin du 15e siècle, Antoine de Châteauneuf, seigneur de Luçay, de Gargilesse, de Géé, de Boismortier et des Moulins, après un premier mariage sans enfant, se marie en secondes noces, le 5 avril 1494, avec Anne de Menou qui lui donnera une fille unique, Antoinette de Châteauneuf. Celle-ci se marira avec Jean de Rochefort seigneur de Pleuveaut ou Pluvault, lui apportant son héritage. Le mariage aurait eu lieu à Blois le 1er juillet 1518. La dynastie des Rochefort, quoique originaire de Bourgogne, s'est établie pendant près de deux siècle en Berry, elle a possédé les Terres et Seigneuries de Gargilesse, Ville-Dieu, la Creusette, Luçay, Coulanges, Marueil, Saint-Ambrois-sur-Arnon, et autres (Histoire de Berry - Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière - 1689) Le dernier Rochefort seigneur de Luçay fut François Rochefort, comte de Rochefort et de Luçay. Il épousa, en 1704, Louise de Beauvau, fille héritière de Jacques-Louis, seigneur de la Brosse, de Theniou, et de Lormet et de Madeleine Monot-de-Manay. Ayant dilapidé sa fortune, il du vendre Luçay à Antoine (de) Chaumont, en 1728. Antoine Chaumont (ou son fils) revendit Luçay le 25/03/1766 à Philippe-Charles Legendre-de-Villemorien, baron, notaire à Paris, directeur général des postes aux chevaux.Il mourut en 1789 et son fils hérita du domaine et prit le nom de Jean-Baptiste Charles Legendre-de-Luçay*. Le fils adjoignit la seigneurie de Veuil et de Valençay à celle de Luçay, pour revendre le tout à Talleyrand en 1803. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Villemorien, naît en 1754 d'une famille noble originaire du Lyonnais, mais établie dans la capitale. Son père, Philippe-Charles Le Gendre de Villemorien (1717-1789),fut conseiller au Parlement de Paris, puis administrateur général des Postes et enfin fermier général. Cette charge lucrative permet à ce dernier d’acheter, Valençay et Luçay-le-Mâle, dont il fait prendre le nom à son fils. À la mort de son père en avril 1789, Jean reprend la charge de fermier général mais passe davantage son temps dans sa terre qu'à Paris. Il dirige les forges de Luçay dont il accroît l'importance. Cinq cents ouvriers y travaillent. Lors de la Terreur, Jean-Baptiste Charles de Luçay est arrêté et conduit à Châtillon. Il trouve le moyen de s'enfuir. On prend donc son épouse pour remplacer son époux dans la prison de Châtillon, et, on donne trois jours au mari pour se livrer. Celui-ci se rend à la prison de Châtillon pour prendre la place de sa femme. Le Comité de Salut public finira par le relâcher compte tenu de sa position de maître de forges, et ses biens lui seront rendus. Par la suite, Jean-Baptiste Charles de Luçay sera nommé par Bonaparte, lors de la réorganisation des départements, préfet du Cher le 3 mars 1800. Il quitte son poste préfectoral, un an plus tard, , pour devenir un des quatre préfets du palais consulaire, charge qui vient d’être créée pour superviser un certain nombre d’établissements administratifs. C'est dans ce cadre qu'il sera surintendant de l’Opéra. En 1803, Luçay, à court d'argent, vend à Talleyrand, pour 1,6 million de francs, son domaine de 12 000 hectares, répartis sur 23 communes. Bonaparte contribua à l'achat au motif que : «Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants...» En remplacement, le comte de Luçay cherche une terre plus proche de Paris. Suite de l’amiral Bruix, le 18 mars 1805, laisse libres le parc et le château de Saint-Gratien. M. de Luçay acquiert la propriété et s’y installe avec sa famille. Il deviendra maire de la commune. Il reçoit la Légion d'honneur dès sa création. Devenu comte héréditaire par décret du 3 décembre 1809, Luçay préside le collège électoral du Cher d’octobre 1804 à mai 1810, avant de siéger à celui de Seine-et-Oise de 1810 à 1816. Il les exercera ses fonctions de premier préfet du palais pendant les Cent-Jours, puis, le couple de Luçay se retire de la vie publique, à Paris, dans l'Hôtel familial de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et à Saint-Gratien.. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Luçay meurt à Paris le Ier novembre 1836 et est enterré au cimetière de Montmartre.
par Thesupermat2
(CC BY 2.0)
Luçay-le-Mâle (Indre). Le château. Construit sur un promontoire, le château a été édifié aux XIIIe et XIVe siècles et arrangé et agrandi à la Renaissance. Le premier seigneur connu, vers la fin du XIIe siècle, serait un Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor. Un Bouchard de Palluau , troisième du nom , seigneur de Montrésor, de Luçay-le-Mal et de la Motthe, aurait donné, en 1310, dix livres de rente à l'abbaye de Villeloin, où il eut sa sépulture. Vers la fin du XIVème siècle, Jean de Palluau étant mort jeune et sans enfants, la seignerie passa par héritage à un cousin germain, Jean de Châteauneuf qui était écuyer. A la fin du 15e siècle, Antoine de Châteauneuf, seigneur de Luçay, de Gargilesse, de Géé, de Boismortier et des Moulins, après un premier mariage sans enfant, se marie en secondes noces, le 5 avril 1494, avec Anne de Menou qui lui donnera une fille unique, Antoinette de Châteauneuf. Celle-ci se marira avec Jean de Rochefort seigneur de Pleuveaut ou Pluvault, lui apportant son héritage. Le mariage aurait eu lieu à Blois le 1er juillet 1518. La dynastie des Rochefort, quoique originaire de Bourgogne, s'est établie pendant près de deux siècle en Berry, elle a possédé les Terres et Seigneuries de Gargilesse, Ville-Dieu, la Creusette, Luçay, Coulanges, Marueil, Saint-Ambrois-sur-Arnon, et autres (Histoire de Berry - Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière - 1689) Le dernier Rochefort seigneur de Luçay fut François Rochefort, comte de Rochefort et de Luçay. Il épousa, en 1704, Louise de Beauvau, fille héritière de Jacques-Louis, seigneur de la Brosse, de Theniou, et de Lormet et de Madeleine Monot-de-Manay. Ayant dilapidé sa fortune, il du vendre Luçay à Antoine (de) Chaumont, en 1728. Antoine Chaumont (ou son fils) revendit Luçay le 25/03/1766 à Philippe-Charles Legendre-de-Villemorien, baron, notaire à Paris, directeur général des postes aux chevaux.Il mourut en 1789 et son fils hérita du domaine et prit le nom de Jean-Baptiste Charles Legendre-de-Luçay*. Le fils adjoignit la seigneurie de Veuil et de Valençay à celle de Luçay, pour revendre le tout à Talleyrand en 1803. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Villemorien, naît en 1754 d'une famille noble originaire du Lyonnais, mais établie dans la capitale. Son père, Philippe-Charles Le Gendre de Villemorien (1717-1789),fut conseiller au Parlement de Paris, puis administrateur général des Postes et enfin fermier général. Cette charge lucrative permet à ce dernier d’acheter, Valençay et Luçay-le-Mâle, dont il fait prendre le nom à son fils. À la mort de son père en avril 1789, Jean reprend la charge de fermier général mais passe davantage son temps dans sa terre qu'à Paris. Il dirige les forges de Luçay dont il accroît l'importance. Cinq cents ouvriers y travaillent. Lors de la Terreur, Jean-Baptiste Charles de Luçay est arrêté et conduit à Châtillon. Il trouve le moyen de s'enfuir. On prend donc son épouse pour remplacer son époux dans la prison de Châtillon, et, on donne trois jours au mari pour se livrer. Celui-ci se rend à la prison de Châtillon pour prendre la place de sa femme. Le Comité de Salut public finira par le relâcher compte tenu de sa position de maître de forges, et ses biens lui seront rendus. Par la suite, Jean-Baptiste Charles de Luçay sera nommé par Bonaparte, lors de la réorganisation des départements, préfet du Cher le 3 mars 1800. Il quitte son poste préfectoral, un an plus tard, , pour devenir un des quatre préfets du palais consulaire, charge qui vient d’être créée pour superviser un certain nombre d’établissements administratifs. C'est dans ce cadre qu'il sera surintendant de l’Opéra. En 1803, Luçay, à court d'argent, vend à Talleyrand, pour 1,6 million de francs, son domaine de 12 000 hectares, répartis sur 23 communes. Bonaparte contribua à l'achat au motif que : «Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants...» En remplacement, le comte de Luçay cherche une terre plus proche de Paris. Suite de l’amiral Bruix, le 18 mars 1805, laisse libres le parc et le château de Saint-Gratien. M. de Luçay acquiert la propriété et s’y installe avec sa famille. Il deviendra maire de la commune. Il reçoit la Légion d'honneur dès sa création. Devenu comte héréditaire par décret du 3 décembre 1809, Luçay préside le collège électoral du Cher d’octobre 1804 à mai 1810, avant de siéger à celui de Seine-et-Oise de 1810 à 1816. Il les exercera ses fonctions de premier préfet du palais pendant les Cent-Jours, puis, le couple de Luçay se retire de la vie publique, à Paris, dans l'Hôtel familial de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et à Saint-Gratien.. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Luçay meurt à Paris le Ier novembre 1836 et est enterré au cimetière de Montmartre.
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The Chemin de Fer du Blanc-Argent was once an extensive metre gauge system in the Centre Region of France. Over the years it has been cut back extensively and was a particularly difficult system to cover thanks to low frequencies. On 3 May 1992, railcar X214 is seen at Luçay-le-Mâle on the 19:19 departure to Chabris. This section plus that onto Valençay closed in 2009. Despite this, the remaining section still open had new narrow gauge railcars delivered in 2002.
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(CC BY-SA 2.0)
Luçay-le-Mâle (Indre) La gare de Luçay-le-Mâle. Elle est située sur la ligne de Salbris au Blanc. C'est une ligne SNCF. La gare a été mise en service le 6 oct 1902 avec l'ouverture de la voie. Depuis 2009, plus aucun train ne circule. La gare comprend le bâtiment-voyageurs et la halle marchandises accolée. Le quai haut est typique des voies secondaires. On remarque la l'endroit de la pendule encastrée en façade côté voies. Les encadrements en pierres de taille, un bandeau en céramique sur le thème du marronnier (feuilles et marrons), les gares de la ligne étant plantées de marronniers. La corniche soutenue par des modillons simples est heureuse.
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Luçay-le-Mâle (Indre) La gare de Luçay-le-Mâle. Elle est située sur la ligne de Salbris au Blanc. C'est une ligne SNCF. La gare a été mise en service le 6 oct 1902 avec l'ouverture de la voie. Depuis 2009, plus aucun train ne circule. Bandeau céramique portant le nom de la station. En dessous du bandeau, l'emplacement de l'horloge.
par Thesupermat2
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Luçay-le-Mâle (Indre) La gare de Luçay-le-Mâle. Elle est située sur la ligne de Salbris au Blanc. C'est une ligne SNCF. La gare a été mise en service le 6 oct 1902 avec l'ouverture de la voie. Depuis 2009, plus aucun train ne circule. Édicule WC-lampisterie à côté du bâtiment-voyageurs.
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(CC BY 2.0)
Luçay-le-Mâle (Indre) La gare de Luçay-le-Mâle. Elle est située sur la ligne de Salbris au Blanc. C'est une ligne SNCF. La gare a été mise en service le 6 oct 1902 avec l'ouverture de la voie. Depuis 2009, plus aucun train ne circule. La gare comprend le bâtiment-voyageurs et la halle marchandises en briques, accolée. Le quai haut est typique des voies secondaires.
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Luçay-le-Mâle (Indre) La gare de Luçay-le-Mâle. Elle est située sur la ligne de Salbris au Blanc. C'est une ligne SNCF. La gare a été mise en service le 6 oct 1902 avec l'ouverture de la voie. Depuis 2009, plus aucun train ne circule. Édicule WC-lampisterie à côté du bâtiment-voyageurs.
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Luçay-le-Mâle (Indre). Le château. Construit sur un promontoire, le château a été édifié aux XIIIe et XIVe siècles et arrangé et agrandi à la Renaissance. Le premier seigneur connu, vers la fin du XIIe siècle, serait un Geoffroy de Palluau, seigneur de Montrésor. Un Bouchard de Palluau , troisième du nom , seigneur de Montrésor, de Luçay-le-Mal et de la Motthe, aurait donné, en 1310, dix livres de rente à l'abbaye de Villeloin, où il eut sa sépulture. Vers la fin du XIVème siècle, Jean de Palluau étant mort jeune et sans enfants, la seignerie passa par héritage à un cousin germain, Jean de Châteauneuf qui était écuyer. A la fin du 15e siècle, Antoine de Châteauneuf, seigneur de Luçay, de Gargilesse, de Géé, de Boismortier et des Moulins, après un premier mariage sans enfant, se marie en secondes noces, le 5 avril 1494, avec Anne de Menou qui lui donnera une fille unique, Antoinette de Châteauneuf. Celle-ci se marira avec Jean de Rochefort seigneur de Pleuveaut ou Pluvault, lui apportant son héritage. Le mariage aurait eu lieu à Blois le 1er juillet 1518. La dynastie des Rochefort, quoique originaire de Bourgogne, s'est établie pendant près de deux siècle en Berry, elle a possédé les Terres et Seigneuries de Gargilesse, Ville-Dieu, la Creusette, Luçay, Coulanges, Marueil, Saint-Ambrois-sur-Arnon, et autres (Histoire de Berry - Par Gaspard Thaumas de La Thaumassière - 1689) Le dernier Rochefort seigneur de Luçay fut François Rochefort, comte de Rochefort et de Luçay. Il épousa, en 1704, Louise de Beauvau, fille héritière de Jacques-Louis, seigneur de la Brosse, de Theniou, et de Lormet et de Madeleine Monot-de-Manay. Ayant dilapidé sa fortune, il du vendre Luçay à Antoine (de) Chaumont, en 1728. Antoine Chaumont (ou son fils) revendit Luçay le 25/03/1766 à Philippe-Charles Legendre-de-Villemorien, baron, notaire à Paris, directeur général des postes aux chevaux.Il mourut en 1789 et son fils hérita du domaine et prit le nom de Jean-Baptiste Charles Legendre-de-Luçay*. Le fils adjoignit la seigneurie de Veuil et de Valençay à celle de Luçay, pour revendre le tout à Talleyrand en 1803. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Villemorien, naît en 1754 d'une famille noble originaire du Lyonnais, mais établie dans la capitale. Son père, Philippe-Charles Le Gendre de Villemorien (1717-1789),fut conseiller au Parlement de Paris, puis administrateur général des Postes et enfin fermier général. Cette charge lucrative permet à ce dernier d’acheter, Valençay et Luçay-le-Mâle, dont il fait prendre le nom à son fils. À la mort de son père en avril 1789, Jean reprend la charge de fermier général mais passe davantage son temps dans sa terre qu'à Paris. Il dirige les forges de Luçay dont il accroît l'importance. Cinq cents ouvriers y travaillent. Lors de la Terreur, Jean-Baptiste Charles de Luçay est arrêté et conduit à Châtillon. Il trouve le moyen de s'enfuir. On prend donc son épouse pour remplacer son époux dans la prison de Châtillon, et, on donne trois jours au mari pour se livrer. Celui-ci se rend à la prison de Châtillon pour prendre la place de sa femme. Le Comité de Salut public finira par le relâcher compte tenu de sa position de maître de forges, et ses biens lui seront rendus. Par la suite, Jean-Baptiste Charles de Luçay sera nommé par Bonaparte, lors de la réorganisation des départements, préfet du Cher le 3 mars 1800. Il quitte son poste préfectoral, un an plus tard, , pour devenir un des quatre préfets du palais consulaire, charge qui vient d’être créée pour superviser un certain nombre d’établissements administratifs. C'est dans ce cadre qu'il sera surintendant de l’Opéra. En 1803, Luçay, à court d'argent, vend à Talleyrand, pour 1,6 million de francs, son domaine de 12 000 hectares, répartis sur 23 communes. Bonaparte contribua à l'achat au motif que : «Je veux que vous ayez une belle terre, que vous y receviez brillamment le corps diplomatique, les étrangers marquants...» En remplacement, le comte de Luçay cherche une terre plus proche de Paris. Suite de l’amiral Bruix, le 18 mars 1805, laisse libres le parc et le château de Saint-Gratien. M. de Luçay acquiert la propriété et s’y installe avec sa famille. Il deviendra maire de la commune. Il reçoit la Légion d'honneur dès sa création. Devenu comte héréditaire par décret du 3 décembre 1809, Luçay préside le collège électoral du Cher d’octobre 1804 à mai 1810, avant de siéger à celui de Seine-et-Oise de 1810 à 1816. Il les exercera ses fonctions de premier préfet du palais pendant les Cent-Jours, puis, le couple de Luçay se retire de la vie publique, à Paris, dans l'Hôtel familial de la rue du Faubourg Saint-Honoré, et à Saint-Gratien.. Jean Baptiste Charles Le Gendre de Luçay meurt à Paris le Ier novembre 1836 et est enterré au cimetière de Montmartre.
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